Municipalité régionale de comté de Rivière-du-Loup (MRC)
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MRC de Rivière-du-Loup

MRC de Rivière-du-Loup

Gestion des matières résiduelles

Dans la foulée de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008, le gouvernement du Québec a confié aux MRC le mandat, par le biais d’une modification à la Loi sur la qualité de l’environnement adoptée en 2001, d’élaborer un plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) pour chacun de leur territoire.
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MRC de Rivière-du-Loup
Environnementméthanisation


Le cadre législatif et les politiques gouvernementales

La Loi sur la qualité de l’environnement a été modifiée en 1999 pour conférer au ministre les pouvoirs de proposer au gouvernement une politique portant sur la gestion des matières résiduelles. Deux ans plus tard, l’adoption de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 a permis de fixer les premiers objectifs nationaux de récupération et de valorisation des matières résiduelles. Ces nouvelles dispositions ont été à l’origine de l’adoption, par les MRC, de plans de gestion des matières résiduelles de première génération, les PGMR.

Mobius

Plus récemment, en 2011, le gouvernement a adopté la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 2011-2015. L’objectif fondamental de cette politique est que la seule matière résiduelle éliminée au Québec soit le résidu ultime. La politique énonce que la gestion des matières résiduelles doit répondre à trois enjeux majeurs :

  • mettre un terme au gaspillage des ressources;
  • contribuer à l’atteinte des objectifs du plan d’action sur les changements climatiques et de ceux de la stratégie énergétique du Québec;
  • responsabiliser l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des matières résiduelles.

La gestion des matières résiduelles continue de s’appuyer sur un principe d’action connu sous l’acronyme « 3RV-E ». Selon ce principe, à moins qu’une analyse basée sur une approche du cycle de vie des biens et des services ne démontre qu’une dérogation est justifiée, la réduction à la source, le réemploi, le recyclage, y compris par traitement biologique ou épandage sur le sol, les autres formes de valorisation de la matière, la valorisation énergétique et l’élimination doivent être privilégiés dans cet ordre dans le domaine de la gestion des matières résiduelles.


La planification (PGMR)
Le plan de gestion des matières résiduelles

Plan de gestion des matières résiduelles (3,7 Mo) de la MRC pourrait être sommairement décrit comme un ensemble de moyens choisis pour augmenter la quantité de matières résiduelles recyclées ou valorisées tout en diminuant les déchets à éliminer par l’enfouissement. Il comprend des objectifs quantitatifs quant au pourcentage de valorisation à atteindre pour les différentes matières.

En 2016, la MRC a adopté son Plan de gestion des matières résiduelles 2016-2020 en remplacement de celui adopté en 2004. Il a été élaboré conformément aux Lignes directrices pour la planification régionale de la gestion des matières résiduelles publiées en 2013.

Cet important document de planification a été élaboré par l’organisme Collectivités écologiques Bas-Saint-Laurent (Co-éco) en étroite collaboration avec le comité consultatif de gestion des matières résiduelles de la MRC de Rivière-du-Loup.

  • Rapport annuel 2014 du Plan de gestion des matières résiduelles (243 ko)
  • Le réseau d’écocentres de la MRC
    Éco-centres MRC RDL

    La mise en place d’un écocentre figure parmi les actions prévues au PGMR. Cette action s’est concrétisée par l’ouverture de l’écocentre de Rivière-du-Loup au début de l’été 2007. Cet équipement est géré par Co-éco qui en est le propriétaire. Pour sa part, la MRC en assume les déficits d’exploitation. En 2010, avec l’appui de la MRC, Co-éco a mis en service un 2e écocentre à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup afin de mieux desservir les communautés locales situées à une certaine distance de l’écocentre situé dans la ville de Rivière-du-Loup. Un 3e écocentre est en voie d’être implanté à Cacouna sur les terrains du lieu d’enfouissement technique de Rivière-des-Vases.

    Information 2017 Écocentres de la MRC

    Écocentres de la MRC de Rivière-du-Loup- Coordonnées et informations utiles (2,2 Mo)


    Le traitement et la valorisation des matières résiduelles organiques

    Dans le cadre de la mise en œuvre de son premier PGMR et appuyé par Co-éco, le comité consultatif de gestion des matières résiduelles de la MRC a réalisé une démarche d’analyse rigoureuse des différents procédés de traitement et de valorisation des matières organiques résiduelles, démarche basée sur des critères de développement durable. À la suite de cette analyse, le comité a soumis des recommandations au conseil de la MRC qui a retenu la mise en place d’une technologie de valorisation des matières résiduelles organiques (ou putrescibles) requérant une collecte à trois voies, laquelle nécessite un tri à la source des matières dans chaque foyer.

    Cette orientation a conduit la MRC à retenir plus spécifiquement la biométhanisation comme solution. Il s’agit d’une technologie dite de digestion anaérobie (dégradation par des micro-organismes de la matière organique, en conditions contrôlées et en l’absence d’oxygène) avec production d’énergie renouvelable.

    La construction d’une usine de biométhanisation concrétisant cette orientation a été complétée en 2015. Elle traite d’abord les matières résiduelles organiques provenant des collectes municipales des territoires de cinq MRC : Rivière-du-Loup, Kamouraska, Les Basques, La Matapédia et La Mitis. On y traite également des boues d’origine bioalimentaires. Localisée à Cacouna sur des terrains voisins du lieu d’enfouissement technique de Rivière-des-Vases, elle traite enfin les biogaz dégagés par la décomposition des matières déjà enfouies. La présence sur un même site de ces procédés et technologies font que les installations de la SÉMER sont uniques.

    L’usine est la propriété d’une société d’économie mixte, la SÉMER, qui compte trois partenaires : la MRC de Rivière-du-Loup agissant au nom de 11 des 12 municipalités rurales de son territoire en vertu d’une acquisition de compétence réalisée en 2008, la Ville de Rivière-du-Loup et une entreprise privée retenu par appel de candidature, Terix-Envirogaz. Ces partenaires détiennent respectivement 40 %, 40 % et 20 % des actions de la Société. La MRC compte 3 représentants au sein du conseil d’administration de cette organisation.

    Les installations de la SÉMER produisent essentiellement deux extrants principaux. Premièrement une matière solide humide d’excellente qualité appelée digestat qui, ressemblant à du compost, peut être utilisée comme un fertilisant en agriculture ou en horticulture. L’autre extrant, c’est un biogaz qui, une fois purifié, devient du biométhane, un gaz naturel semblable à celui que l’industrie gazière extrait des roches poreuses du sous-sol.

    Le biométhane produit par la SÉMER est liquéfié. Cette étape consiste à refroidir le biométhane pour l’amener à une température d’environ -160 ° Celsius. Ce processus de changement d’état (gazeux à liquide) diminue de 600 fois le volume du gaz et permet ainsi de le transporter plus aisément. En vertu d’une entente avec Gaz Métro Solution Transport, le biométhane liquéfié (BML) doit approvisionner une station de ravitaillement adjacente à l’autoroute 185 à Rivière-du-Loup. Cette station constitue un maillon important de la Route bleu qui permet aux transporteurs de poursuivre leur route vers la Gaspésie, le Nouveau-Brunswick ou à l’ouest de Rivière-du-Loup. Il permet aux transporteurs de substituer, un carburant renouvelable, plus économique et produisant environ 25 % moins de gaz à effet de serre que le diésel actuellement utilisé.

    Société d’économie mixte d’énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup (SÉMER)
    Co-éco

    Pour en savoir plus sur les choix écologiques

    Consultez le site de Co-éco
    ou composez le 1 888 856-5552.


    La collecte des matières résiduelles organiques

    En vertu d’une entente intermunicipale, la MRC a été est mandatée par onze des treize municipalités de son territoire pour organiser la collecte des matières résiduelles organiques. Cette entente permet vise à l’atteinte des objectifs du gouvernement concernant l’interdiction de l’enfouissement des matières résiduelles organiques en 2020 et permet évidemment d’approvisionner l’usine de la SÉMER. La collecte a débuté en 2015.

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