Dans la foulée de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008, le gouvernement du Québec a confié aux MRC le mandat, par le biais d’une modification à la Loi sur la qualité de l’environnement adoptée en 2001, d’élaborer un plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) pour chacun de leurs territoires. Ce plan est l’un des instruments privilégiés par le gouvernement pour œuvrer collectivement à l’atteinte d’un des principes d’action de la Politique qui vise notamment à :

Ces principes d’action, aussi évoqués sous le sigle des « 3RV-E », signifie « qu’à moins qu’une analyse environnementale ne démontre le contraire, la réduction à la source, le réemploi, le recyclage, la valorisation (par compostage ou production d’énergie) et l’élimination (par enfouissement ou incinération) doivent être privilégiés, dans cet ordre, lors de la prise de décision afin de tendre vers une gestion des matières résiduelles la plus saine possible.
Le plan de gestion des matières résiduelles (PGMR)
(1 203 ko) de la MRC pourrait être sommairement décrit comme un ensemble de moyens choisis pour augmenter la quantité de matières résiduelles recyclées ou valorisées tout en diminuant les déchets à éliminer par l’enfouissement. Conformément à la Politique citée précédemment, l’objectif du PGMR de la MRC est de mettre en valeur annuellement 65 % de la part valorisable des matières.
Le premier PGMR de la MRC de Rivière-du-Loup est entré en vigueur en février 2004 et a été réalisé par l’organisme Collectivités écologiques du Bas-Saint-Laurent(Co-éco) qui a aussi réalisé en concomitance les PGMR des MRC de Kamouraska, des Basques et de Témiscouata. Cette approche inter-MRC a permis d’avoir une vision plus globale des enjeux à l’échelle du territoire du « KRTB ». Ainsi, il est possible d’envisager des regroupements pour la gestion de certaines filières et d’élaborer des scénarios visant des actions plus concertées et plus viables entre ces quatre MRC. La MRC délègue un membre de son conseil pour la représenter au sein du conseil d’administration de Co-éco.
Voici le bilan de la mise en application du Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC de Rivière-du-Loup cinq ans après son adoption est complété. Il nous permet de prendre la mesure quant à l’état d’avancement des diverses actions préconisées en 2003. Les principaux services implantés sur le territoire durant l’exercice est mis en lumière. De plus, les performances de ces services nous est révélées : rendement des matières gérées, enfouies et valorisées par personne par an, évolution des tonnages de matières enfouies et valorisées par an, performances de l’écocentre, taux globaux de diversion des résidus (relativement au total de résidus gérés), etc. Sont également présentées dans ce bilan, les pistes d’action pour le prochain exercice du Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC.
Bilan 2003-2008 du Plan de gestion des matières résiduelles
(2 535 ko)

La mise en place d’un écocentre figure parmi les actions prévues au PGMR. Cette action s’est concrétisée par l’ouverture de l’écocentre de Rivière-du-Loup au début de l’été 2007. Cet équipement est géré par Co-éco
qui en est le propriétaire. Pour sa part, la MRC en assume les frais d’exploitation. Au cours des prochaines années, la MRC envisage de déployer sur le territoire de la MRC quelques écocentres « satellites » qui seront localisés stratégiquement afin de mieux desservir les communautés locales situées à une certaine distance de l’écocentre situé dans la ville de Rivière-du-Loup.
Ligne info-écocentre: 418 856-2628, poste 0 (Co-éco)
Dans le cadre de la mise en œuvre de son PGMR et appuyé par Co-éco, le comité consultatif de gestion des matières résiduelles de la MRC a réalisé une démarche d’analyse rigoureuse des différents procédés de traitement et de valorisation des matières organiques résiduelles, démarche basée sur des critères de développement durable. À la suite de cette analyse, le comité a soumis des recommandations au conseil de la MRC qui a retenu la mise en place d’une technologie de valorisation des matières résiduelles organiques (ou putrescibles) requérant une collecte à trois voies, laquelle nécessite un tri à la source des matières dans chaque foyer.
Cette orientation a conduit la MRC à retenir plus spécifiquement la technologie dite de digestion anaérobie avec production d’énergie renouvelable, soit le biogaz. Ainsi, un projet de construction d’installations de digestion anaérobie (ou de méthanisation) au lieu d’enfouissement technique de Rivière-des-Vases à Cacouna est en cours de planification (financement du projet, conception des installations, etc.). La collecte porte-à-porte des matières résiduelles organiques dans les municipalités de la MRC de Rivière-du-Loup devrait donc commencer en 2011.
Ce projet est mené conjointement par la MRC de Rivière-du-Loup, agissant au nom des municipalités rurales de son territoire (sauf Notre-Dame-des-Sept-Douleurs) en vertu d’une acquisition de compétence réalisée en 2008, par la Ville de Rivière-du-Loup et par Envirogaz, une entreprise privée retenue par appel de candidature. Ces 3 partenaires sont regroupés au sein d’une société d’économie mixte ayant pour mandat de réaliser la construction, l’exploitation et la gestion des installations qui seront mises en place. Cette société porte le nom de SÉMER (Société d’économie mixte d’énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup). La MRC compte 2 représentants au sein de cette organisation.

Consultez le site de Co-éco ou composez le 1 888 856-5552.
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